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Mots clés ‘langue béarnaise’

Echos de campagne. Christiane Mariette répond à vos questions.

05-02-2011

Cher(e)s ami(e)s internautes,
La campagne est bien entamée et j’ai maintenant le recul suffisant pour répondre à ce qui me semble être vos principales préoccupations dans le cadre des élections cantonales. Ces échanges ne demandent qu’à être enrichis. Le blog est là pour ça. N’hésitez donc pas à m’écrire et à réagir aux articles qui y sont publiés !

Pourquoi voter à gauche pour ces cantonales ?
Parce que je sens bien que sur le terrain il y a une vague contestataire contre la politique
menée par le gouvernement actuel. Un sentiment d’insécurité croissant, un repli sur soi, un accroissement manifeste des inégalités …

Les Conseils généraux peuvent-ils contrebalancer les effets néfastes de cette politique ?
Dans une certaine mesure, oui. L’Etat a effectué, ces dernières années, pas mal de transferts de compétences (routes nationales devenues départementales, APA….) sans les accompagner du transfert correspondant à l’augmentation de la charge financière. La marge de manœuvre des Conseils généraux en est réduite d’autant. Cependant, je reste convaincue qu’il est possible d’agir mieux, dans l’intérêt de tous et en particulier des plus fragiles d’entre nous.

En quoi un Conseil général à gauche sera-t-il différent ?
D’abord, dans ce cas, le Conseil général, travaillera davantage en synergie avec la Région, ce qui nous permettrait d’être plus efficaces en démultipliant les effets de nos politiques.
Il sera plus vigilant pour mettre l’ensemble de ses actions en cohérence avec des objectifs de développement durable sociaux.
Par exemple, de nombreux départements gérés par la gauche, ont mis en place des dispositifs pour développer l’agriculture biologique, pour encourager la création d’AMAP, la construction de logements moins dépensiers en énergie…..
Il nous faudra aussi réévaluer l’utilité réelle de certaines politiques, onéreuses, en particulier dans le domaine de la communication, de la culture ou de l’organisation de certains événements : Saragosse 2008, les nombreuses opérations autour du château de Laàs …

Ne trouvez-vous pas anormal que le Conseil général se permette d’insérer tant de publicités dans nos journaux locaux ? Ce moyen de communiquer n’est-il pas trop coûteux ? Je trouve pour ma part ce procédé très malsain, anticivique, et souvent de mauvais goût. Je pense notamment à une publicité autour d’un verre d’eau …

Il y a effectivement quelque chose de choquant dans ce mélange des genres. Information et publicité sont des choses très différentes et je ne suis pas sûre que ce dont vous parlez favorise le débat et la transparence.
Il faut laisser travailler les journalistes. Je n’ai pas réfléchi à la question mais je pense qu’il doit exister d’autres moyens de soutenir la presse locale, si elle a des difficultés.
Un Conseil général peut, par exemple, mettre des abonnements à la disposition de personnes qui n’ont pas la possibilité de se les payer.

Vous dites que vous avez hésité à vous représenter pour des raisons familiales. J’aimerais savoir, si vous pouvez me le dire, quel a été l’élément déclencheur de cette nouvelle candidature ?

J’y vois plusieurs raisons. La première, est que, cette fois-ci, le Conseil général est susceptible de basculer à gauche. L’alternance est possible et nous pourrons aller plus loin dans la mise en œuvre de politiques plus justes, plus solidaires, plus efficaces telles que nous les avons vues réussir dans bon nombre de départements déjà gérés par la gauche.
La seconde tient à la spécificité de ce canton. Nous savons tous que ce canton est dans
une situation où beaucoup de choses peuvent changer, en bien ou en mal, du fait du
développement des infrastructures, notamment routières et j’entends jouer pleinement mon rôle d’élue de proximité et d’agir pour aucune décision ne soit prise sans concertation avec les personnes concernées. C’est ainsi que j’ai agi avec la société Aliénor lors de la définition de l’emprise de l’autoroute.
La troisième, qui m’est plus personnelle, tient à la définition même que je me fais du rôle d’un Conseiller général qui relie, dans un travail quotidien d’écoute, le terrain et une institution qui agit dans un cadre qui dépasse le territoire communal. La complémentarité de ces deux aspects rend ses missions passionnantes à mes yeux. Dans la même journée, je peux recevoir une personne âgée pour aborder avec elle les difficultés qu’elle rencontre pour son maintien à domicile et comment les dépasser, et réfléchir, avec les autres Conseillers généraux, à des
schémas (la carte scolaire, les réseaux d’eau potable, de transports collectifs qui engagent dans la durée, le développement de l’ensemble du département et le mieux vivre de ses habitants.

Quelle est votre position en ce qui concerne la Pau-Oloron ?

La solution souhaitée par l’exécutif actuel du Conseil général qui a littéralement empêché la tenue d’un véritable débat public, ne peut conduire qu’à un conflit et, in fine, qu’au massacre de la commune d’Arbus. C’est pour remédier au manque de transparence de l’action du Syndicat mixte, que je demande la modification des statuts de ce syndicat.
Il me paraît essentiel d’intégrer à toute étude préalable sur les liaisons Pau-Lacq-Oloron,
une véritable analyse des flux et des besoins d’échanges entre ces pôles dans une approche multimodale.
La construction d’un nouvel axe de communication doit s’inscrire dans une logique
de « développement durable » dont je suis convaincue qu’elle ne peut que renforcer le
développement local et l’intérêt du plus grand nombre.

Vous parlez des spécificités de votre canton. Comment les définissez-vous?

Hormis sa taille (il est le plus grand et le plus peuplé du département), le canton de Lescar est un vrai cas d’école. A la fois très urbain de par sa proximité avec Pau, il est aussi très rural et extrêmement attaché à cette ruralité.
Je pense que la complémentarité, on peut même dire la familiarité, ville/campagne est, pour nous, un enjeu important de développement.
C’est en renforçant les solidarités, en établissant de nouvelles passerelles que l’on pourra
favoriser un vivre ensemble plus harmonieux, tant en ce qui concerne la culture, les
entreprises, les transports, l’agriculture, que les politiques sociales.

J’habite Lescar et je travaille à Pau. Ce serait très appréciable de pouvoir prendre le train à Lescar. Par ailleurs, je trouve que Bayonne est particulièrement mal desservi depuis Pau.
C’est un comble pour un département qui entend jouer la complémentarité entre les deux pôles urbains.

Pour répondre à la première partie de votre remarque, je suis tout à fait d’accord avec ce que vous dites et c’est une des raisons pour lesquelles je me bats afin que le Syndicat mixte chargé du dossier des échanges du triangle Pau-Lacq-Oloron intègre dans ses analyses l’intérêt du multi modal, donc du rail, dans ses analyses des besoins et des flux. Dans une optique de développement durable, le train pourrait être utilisé comme un RER. Nous éviterions ainsi l’asphyxie de tout un pan du territoire.
Je crois savoir par ailleurs que le PLU de Lescar en cours d’adoption prévoit l’aménagement du quartier de la gare de Lescar dans la perspective de la réhabilitation de cette dernière. Cela va à l’évidence dans le bon sens !
Quant à la ligne Pau-Bayonne, je trouve scandaleux que le problème généré par le mauvais état de la voie n’ait toujours pas trouvé de solution. Il est impératif que nous nous mobilisions de manière énergique pour une remise en état rapide.

Christiane Mariette, un portrait ludique

22-01-2011

mon abécédaire

A.

Avignon. J’y ai vécu étant jeune. J’y ai aussi fait mes débuts dans l’univers des radios libres à l’occasion du Festival. Une expérience que j’ai ensuite poursuivie en Béarn.

B
Comme Béarn.
Une provençale en Béarn ! J’ai eu mon premier poste comme professeur
titulaire à Orthez. Et je n’ai plus quitté cette terre depuis ce jour-là. Je partage avec André, mon époux, son attachement pour la langue béarnaise.

C
Conviction.
Je me suis toujours sentie de gauche. Je pense que c’est de là qu’on peut arriver à changer les choses. Et je suis d’ailleurs persuadée qu’il y a une différence fondamentale entre la gauche et la droite, quoique certains disent …

Mais aussi C comme Conseiller général. Ils sont menacés aujourd’hui. Leur mission me semble pourtant chaque jour plus indispensable, surtout en zone rurale et auprès des personnes les plus fragiles. Ils sont aussi une garantie qu’aucune partie du territoire n’est abandonnée.

D
Développement du territoire.
C’est particulièrement important pour notre canton, qui doit être équipé des infrastructures nécessaires à son développement économique. Un des enjeux : la Pau-Oloron. J’y suis favorable, si le projet est élaboré en concertation avec les gens concernés et non pas imposé sans tenir compte de l’avis de la population.

E
Education.
J’ai consacré une grande partie de ma vie professionnelle à l’enseignement, dans des établissements techniques. Je me vivais pourtant plus comme une éducatrice. Car il m’a vite semblé que dans ces filières une majorité de jeunes a besoin  d’être d’abord socialisée avant de prendre conscience de l’importance et du plaisir d’apprendre.

F
Comme Femmes.
Les femmes en politique. Je suis persuadée que les femmes peuvent
apporter un regard, une sensibilité différente en politique. Je suis attachée à la notion de
parité.

G
Gauche.
Un projet de gauche, c’est un projet qui fait plus de place à la solidarité, à la qualité de l’environnement, à l’insertion des personnes : personnes âgées, handicapées, jeunes …

H
Comme handicap.
Je suis très attachée à la défense de la qualité de vie des personnes
handicapées, y compris pour ce qui est l’accès aux loisirs.

I
Comme Italie.
Mon père était italien, donc maçon et communiste. Et ma mère était issue d’une vieille famille provençale. Elle était couturière. Je tiens de mon père mon désir d’agir pour un monde plus juste.

J
Jeunesse.
Notre société doit à tout prix laisser une place aux jeunes. Et ce sera une des
grandes priorités d’un Conseil général à gauche.

K
Kiboutz.
J’avais 20 ans et j’étais très idéaliste. J’avais envie de voir comment c’était. Je m’y suis engagée pour une durée de six mois.

L
Comme Martine Lignières-Cassou.
C’est avec elle et avec André, mon mari,  que je me suis lancée en politique. C’est elle qui avait insisté pour que je me présente aux cantonales. C’était en 1998.

L comme Lons où j’ai établi mon QG de campagne dans le quartier du Perlic. Un quartier populaire et très vivant qui m’est très cher.

M
Comme André Mariette, mon mari.
C’est lui qui m’a fait connaître l’importance de
l’engagement en politique. Je n’en faisais pas avant de le rencontrer. L’envie de faire bouger les choses ne nous a jamais quittée.

N
Négociation.
En politique, il y a tout un travail de négociation à mener pour que personne ne soit exclu des décisions. C’est une conviction : il faut faire de la politique au plus près des gens.

O
Objectifs.
Ils doivent être à la base de toute action cohérente. En fixer est aujourd’hui
indispensable en politique. Sans objectif, il ne peut y avoir ni cohérence dans l’action, ni
évaluation.

P
Parti socialiste.
C’est dans ce parti que je me sens bien parce que c’est le plus respectueux des différences. J’y ai trouvé la possibilité d’agir de manière libre et responsable.

R
Comme Responsabilité.
Je crois à la responsabilité de l’élu face aux décisions qu’il doit prendre.

S
Siros.
Notre village. Le lieu de combat pour la langue béarnaise. Un patrimoine qu’il faut
absolument préserver et transmettre.

T
Comme le Territoire du canton de Lescar.
Le plus grand du département des Pyrénées-Atlantiques. Il a une particularité, en plus d’être très étendu : il est à la fois très rural et très urbain. On y rencontre donc, comme élue, des problématiques très diverses.

U
Unité.
Le PS forme aujourd’hui, en Béarn et en Pays basque, une équipe solide et unie capable d’amener un changement de majorité au Département et de mettre en place une politique réellement de gauche.

V
Valeurs.
Comme les valeurs qui sous-tendent notre action : solidarité, respect, participation de tous aux décisions qui les concernent.

W
Wapiti.

C’est un mot indien qui désigne un grand cerf d’Amérique du nord et de Sibérie. J’en ai
beaucoup vu lorsque j’étais au Canada.

Y
Yeuse.
Comme le nom provençal du chêne vert. « La colline était couverte de grandes yeuses crépues », Giono. C’est un clin d’œil pour dire ma sensibilité à la préservation du patrimoine et de la nature.